الحزب المغربي الليبرالي

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Galbaith, John Kenneth (1908-2006)

Galbaith, John Kenneth (1908-2006)

Cet économiste américain d’origine canadienne mena de front une carrière d’enseignent « Princeton, Harvard… » et de conseiller des présidents démocrates à partir de Kennedy. Keynésien, il critique la politique de dérégulation menée par Renald Reagan et l’intégrisme économique de Milton Friedman. Il a donné à la théorie économique les notions de "filière inversai" et de "technoculture". Développée dans l’ère de l’opulence (1958), la filière inversée décrit une situation ou ce sont les entreprises qui, grâce à la publicité ou à tout autre technique, imposent des produits aux consommateurs (alors que la théorie économique classique explique que les décisions de production des entreprises sont motivées par la demande). Pour lui, les consommateurs sont emprisonnés par technostructure ou technocratie économique (le nouvel état industriel, 1967). Galbaith y montre que ceux qui prennent les décisions dans les grandes entreprises ne sont pas les actionnaires, mais une catégorie alors nouvelle qui s’impose par ses connaissances technologique et organisationnelles : les gestionnaires (managers).

Giddens, Anthony (Né en 1938)

Giddens, Anthony (Né en 1938)

Les travaux de ce sociologue britannique professeur à Cambridge, sont très discutés aux États-Unis depuis les années 1970 mais n’ont été introduit en France qu’en 1987, avec la traduction de la constitution de la société. Dans l'ouvrage "Eléments de la théorie de la structuration", il essaie de combiner une double sociologie des structures sociale et de l’action. Mais il est surtout connu pour l’influence qu’il a eue sur Tony Blair et le parti travailliste, grâce à son approche très novatrice de la social-démocratie à l’âge de la mondialisation, qu’il développe en 1998 dans the third way (la troisième voie : le renouveau de la social-démocratie, écrit en collaboration avec Tony blair, 2002)

Gobetti, Piero (1901-1926)

Gobetti, Piero (1901-1926)

Jeune homme surdoué, formé par des maitres comme Luigi Einaudi et engagé très tôt dans la lutte contre le fascisme, il fut le plus ardent défenseur de sa génération de l’idée que le capitalisme libéral était l’alternative majeure au fascisme – le communisme, alors en pleine expansion, étant voué à l’échec pour des raisons de principe. Il eut une activité théorique éditoriale et culturelle prodigieuse. Il publia huit livres, dont la "Rivoluzione liberale" 1924 qui devint une référence, fonda trois revues dont la prestigieuse "liberale" (1922-1925) où écrivirent tous les libéraux qui comptaient à l’époque. Ami de Carlo Levil, auteur du christ s’est arrêté à Eboli, et du futur prix Nobel de littérature, le poète Eugenio Montale, il publia dans ses maisons d’édition cent quinze ouvrages en trois ans. Il se trouvait au cœur des engagements culturels et politiques de son temps. Gaetano Salvemini, fondateur du libéral-socialisme anticommuniste, lui proposa à l’âge de 21 ans, en 1922, de diriger l’Unita. Il fut assassiné à paris sur ordre de Mussolini.

Gournay, Vincent de (1712-1759)

Gournay, Vincent de (1712-1759)

Marchand, il réfléchit sur l’organisation et le fonctionnement du commerce. Fortement influencé par Boisguilbert, il reconnut les conséquences désastreuses des taxes et droit douaniers qui barraient alors les routes de la France. Il résuma sa doctrine par la maxime « laissez faire, laissez passer » - soit « laissez les producteurs produire et laissez passez les commerçants échanger leurs marchandises ». Il fit aussi imprimer et circuler l’Essai de Cantillon. Il eut une influence considérable sur les physiques et sur Turgot.

Gramsci, Antonio (1891-1937)

Gramsci, Antonio (1891-1937)

Cet italien fut l’un des principaux penseurs marxistes du 20ème siècle. Secrétaire général du parti communiste italien dès sa création en 1921, il en devint rapidement la référence intellectuelle. Il est élu député de Turin (1924-1926) arrêté par les fascistes en 1926 et condamné pour conspiration, il écrira en captivité ses carnets de prison : réflexions sur l’histoire italienne, l’éducation, le marxisme. S’intéressant particulièrement au problème de la culture et de l’autorité, il oppose à la dialectique matérialiste une « philosophie de la praxis » ; sa conception de l’hégémonie culturelle comme moyen du maintien de l’Etat dans une société capitaliste a fait date.

Guizot, François (1787-1874)

Guizot, François (1787-1874)

Homme politique français. Issu d’une famille calviniste victime de la terreur et émigrée en Suisse, il reçoit une éduction très austère. Revenu en France, il est d’abord professeur à la Sorbonne avant d’intégrer la haute administration de l’Etat, où il est l’un des inspirateurs de la législation libérale des années 1819-1820, avant d’être écarté du gouvernement. Elu député de Lisieux en 1830, c’est lui qui rédige la protestation des députés contre les ordonnances de juillet qui entraineront la chute de Charles X. Il fait partie du premier ministère constitué par le Roi Louis-Philippe, au portefeuille de l’intérieur de 1832 à 1837, il est ministre de l’instruction publique : on lui doit notamment la généralisation de l’enseignement primaire. Bien qu’il ne soit président du conseil qu’en 1847, c’est lui qui oriente la politique sous la monarchie de Juillet, en plein accord avec le Roi. Théoricien d’un libéralisme élitiste, l’orléanisme, son soutien à la haute bourgeoisie d’affaires et son refus de prendre en compte la misère des ouvriers lui vaut une impopularité croissante, qui finira par faire chuter en 1848 la monarchie de Juillet. Apres un bref exil en Angleterre, il revient en France et se consacre à des travaux littéraires, dont ses Mémoires pour servir à l’histoire de mon temps.