الحزب المغربي الليبرالي

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Lacordaire, Henri, 1802-1861

Lacordaire, Henri, 1802-1861

Apprécié pour ses talents d’orateur, Henri Lacordaire fut avec Lamennais et Montalembert l’un des acteurs majeurs du catholicisme libéral. Issu de la bourgeoise révolutionnaire, avocat de formation, lecteur de Rousseau puis des Evangiles, ce prêtre français ne dissociât pas une foi catholique profonde de la croyance dans le progrès et la liberté humaine. En 1830, il participe avec lamennais, l’abbé Gerbet et Montalembert au lancement de l’Avenir, journal qui marie la défense de la souveraineté absolue du pape en matière religieuse (ultramontanisme) ; le libéralisme et la démocratie. Lacordaire se signale alors par des articles demandant la liberté d’expression et la liberté de la presse, la liberté de l’enseignement et surtout la séparation de l’Église et de l’Etat. Il appelle les prêtes à refuser le salaire payé par l’Etat et exalte la pauvreté du clergé. En 1831, il ouvre illégalement une école libre à Paris. Le pape condamne ses idées en 1832, Lacordaire se soumet. En 1834, il désavoue Lamennais avec ses considérations sur le système philosophique de M. Lamennais. A partir de 1835, il devient prédicateur à la cathédrale Notre-Dame de Paris où il rencontre un grand succès. Mais attaqué sur ses faiblesse théologique, il part étudier à Rome, où, en 1837, il entre chez les dominicains – dont l’ordre a été supprimé en France en 1790 et qu’il décide de rétablir. C’est chose fait en 1841. Apres avoir soutenu avec enthousiasme la révolution de 1848 et être devenu député, il se retire de la vie politique pour se consacrer à l’enseignement après le coup d’Etat de Napoléon III en 1851. En1860, il est élu à l’académie français au fauteuil de Tocqueville, avec l’appui des libéraux et des cléricaux

Lamennais, Félicité Robert de 1782-1854

Lamennais, Félicité Robert de 1782-1854

Entré dans les ordres, ce penseur catholique français se distingue rapidement par son ultramontanisme, conviction selon laquelle l’église ne doit pas etre autonome comme elle l’est depuis le concordat de 1801, mais soumise au pape, ce qui lui vaut l’hostilité des gallicans. En 1830, il crée avec Montalmbert et Lacordaire le journal l’Avenir pour y défendre les idées du catholicisme libéral. Contrairement à ses amis avec il se fâchera, il n’acceptera pas que le pape condamne ses idées libérales en 1832 et confirmera sa rupture en 1835-1837 dans affaires de Rome. Il s’oriente dès lors vers un humanitarisme démocratique, qui s’exprime dans le livre du peuple (1838), le pays et le gouvernement (1841) et l’esquisse d’une philosophie où il expose sa conception de dieu qui doit selon lui dominer toute réforme sociale. Républicain en 1848, il est élu député et devient directeur du journal le Constituant.

Libéralisme social

Dans le sens donné par Isaiah Berlin, le libéralisme social autorise la pluralité des idées et des valeurs. Ce pluralisme, qui n'est pas un relativisme, permet en effet de prendre en considération les rapports conflictuels et les différentes conceptions morales du bien, parfois irréconciliables et irréductibles les unes aux autres, qui constituent l'ensemble des opinions et des valeurs émises par les différents groupes sociaux. Le libéralisme social est également un slogan créé par Louis Michel, alors Ministre des Affaires Étrangères de Belgique et chef du parti francophone de centre-droit, pour souligner le caractère social du libéralisme. Dans les faits, il s'agissait de dénaturer totalement le libéralisme pour en faire un socialisme à tendance corporatiste. Ne pas confondre avec le social-libéralisme.

Lévi-Strauss Claude né en 1908

Lévi-Strauss Claude  né en 1908

Cet anthropologue français d’origine belge étudia lors d’un long séjour au brésil (1935-1945) les relations de parenté et les mythes des sociétés indiennes traditionnelles. Il racontera cette expérience déterminante dans tristes tropiques (1955), son livre le plus connu. Il rencontra ensuite aux Etats-Unis le linguiste Roman Jakobson, dont il s’inspirera pour élaborer ses thèses structurale au collège de France principaux écrits : structures élémentaires de la parenté (1949) Race et histoire, (1952), la pensée sauvage (1962, anthropologie structurale (1958) mythologiques 1964- 1971. De près et de loin (1988) et histoire de lynx (1991)

Libertarien, libertarisme 1766-1834

Philosophie politique qui prône la liberté absolue des individus à disposer d’eux-mêmes et de leurs propriétés à condition qu’ils n’empiètent par sur cette même liberté chez autrui. Toute relation sociale doit donc être volontaire et consensuelle. Les libertatiens, qui se reconnaissent dans Nozik et Rothbard, se divisent en deux tendances : le monarchisme, proche du libéralisme classique qui considère que les pouvoirs de l’Etat doivent être restreints (idée d’Etat « minimal »). L’autre, l’anarchocapitalisme, qui nie la nécessité même de l’Etat.

Locke, John 1632-1704

Locke, John 1632-1704

Longtemps conseiller particulier d’un personnage influent de la cour de Charles II d’Angleterre, il quitta l’Angleterre quand celle-ci fut victime de la guerre civile et n’y revint qu’après l’arrivée au pouvoir du protestant Guillaume d’Orange. C’est alors seulement qu’il accepta de publier ses travaux. Dans son Essai sur l’entendement humain (1690) il s’interroge sur le savoir humain. Sa réponse en fait le premier grand représentant de l’empirisme anglais qui se développera au XVIIIème siècle. avec Berkeley et Hume : « l’esprit est une table rase ». Refusant le principe cartésien des idées innées, il est convaincu que les idées viennent de l’expérience, de la sensation et de la réflexion à partir de ces sensations. Il s’interroge par ailleurs sur la manière dont les hommes peuvent arriver à vivre en paix. Dans lettre sur la tolérance (1689), il prône la tolérance sauf pour l’athéisme au nom de la responsabilité de chacun devant Dieu, et élabore dans les deux traités du gouvernement civil (1690) une théorie de la légitimité politique fondée sur le principe de contrat social : l’Etat procède d’un consentement mutuel entre les hommes, ce qui suppose un droit de résistance contre un abus de l’autorité si celle-ci met en péril la liberté et la propriété. Ce libéralisme politique inspirera la constitution américaine de 1776 et partiellement les travaux de l’assemblée constituante française de 1789.